Martine Aubry et son ex-directrice de cabinet à couteaux tirés

Voix du Nord du 27/01/2018

C'est "Le" sujet qui agite le paysage politique lillois. L'ex-"dircab" de Martine Aubry vient de faire son "coming out" au coté de La République en marche.... lors des voeux de l'opposition municipale. La réplique ne s'est pas fait attendre.

Lundi dernier. L’opposition municipale, composée d’élus de droite et du centre, dont Jean-René Lecerf, actuel patron du Département, présente ses vœux aux militants. Exercice classique. Mais voilà. Au pied de la scène, deux invités ne passent pas inaperçus. Christophe Itier d’abord, actuel Haut-Commissaire à l’économie sociale et solidaire (LREM), candidat malheureux aux dernières législatives dans la 1re circonscription, qui n’a depuis rien oublié de ses ambitions locales. Et puis, assise à son côté, Violette Spillebout. Là, Itier cogne très fort : l’intéressée n’est autre que l’ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry, sous le beffroi lillois (2008-2013).

Voilà près de quatre ans que Violette Spillebout avait disparu des écrans radars politiques, quand son nom avait été étrangement gommé (entre les deux tours de l’élection) de la liste conduite aux municipales par l’ancienne ministre du Travail.

« J’aime l’honnêteté, en politique. Et j’aime la fidélité, aussi. »

Aujourd’hui, ce « coming out » sonne comme un vrai coup dur (trahison disent les militants) pour l’ancienne patronne du PS, elle qui avait personnellement pris le soin de placer sa « dircab » à la SNCF, dès la fin de leur collaboration en 2013. La réplique ne s’est pas fait attendre. Vendredi, lors du conseil municipal, la majorité a décidé de ne pas attribuer sa subvention annuelle (soit sa principale source de financement) à la Maison de la photo. Une structure culturelle dont le directeur est le compagnon de Violette Spillebout, qui, lui, n’a jamais caché ses sympathies pour l’opposition avant de se ranger du côté des « marcheurs ». Même si Martine Aubry s’en défend, difficile de ne pas y voir un règlement de comptes politique. Surtout lorsqu’elle finit par lâcher devant l’intéressée : «  J’aime l’honnêteté, en politique. Et j’aime la fidélité, aussi.  »

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