Pourquoi ils n’étaient pas sur la photo avec Étienne Daho

Voix du Nord du 21/05/2018 / Emmanuel Crapet

Les relations sont tendues entre la ville de Lille et la Maison de la photographie. Est-ce une raison suffisante pour expliquer qu’il n’y ait pas eu un seul élu de la majorité, samedi, pour accueillir le chantre de la pop à la française ?


David Hugoo et François Kinget (Un autre Lille) ou encore Christophe Itier (LREM)… Qu’ils représentent l’actuelle opposition municipale ou un putatif adversaire politique aux prochaines élections municipales… ils étaient, samedi, à la Maison de la photographie à Fives, pour le vernissage de l’expo Daho l’aime pop. Mais ils n’y ont croisé aucun membre de la majorité municipale. Sébastien Duhem, président du conseil de quartier ? Il dit avoir beaucoup donné durant la semaine et avoir été rattrapé par des obligations familiales. Les autres ? «  Nous n’avons pas reçu d’invitation officielle, assure Arnaud Deslandes, le directeur de cabinet de Martine Aubry. Simplement un mail il y a trois ou quatre semaines.  »

Une démarche très courtoise et précise

Ce courrier électronique pouvait-il être lu autrement que comme une invitation officielle ? Non, crie Olivier Spillebout, le patron de la Maison de la photo. «  Un mail a été adressé au cabinet de Martine Aubry, avec copie à l’adjointe à la Culture et aux services. Ce mail a bien été reçu par les intéressés. On nous a répondu. Il proposait même que l’heure soit fixée à la convenance du maire. Cette démarche très courtoise et précise a été faite auprès des quatre financeurs des Transphotographiques mi-avril : la ville, la Métropole européenne de Lille, le Département et la Région. Ensuite, le carton d’invitation au vernissage privé a été adressé, début mai, à tous les élus de la ville, de la MEL, du Département et de la Région. Soit environ 375 emails. La MEL, le Département et la Région ont répondu par écrit sur les représentations ou excuses. Concernant la ville, on nous a indiqué que la réponse était en attente, puis nous n’avons pas eu d’autres nouvelles.  »

L’expo Daho l’aime pop est organisée dans le cadre des Transphotographiques, une édition 2018 financée à hauteur de 30 000 € par la ville de Lille (*). Le prix pour ne pas aller aux vernissages de la Maison de la photo ? Chacun se fera son avis. Ce jour-là, Christophe Itier a bu du petit lait. Il a même demandé (via Twitter), puisqu’«  aucun élu de la majorité n’a rendu hommage à cet immense artiste  » que des excuses lui soient envoyées.

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